Socrate avait, dans la grèce antique, une haut opignon de la sagesse.Quelqu'un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit:
<Sait- tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami?
-Un instant, répondit socrate. Avant que tu me racontes. J aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires:
- LES 3 passoires?
Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autre, Il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerai dire.
C 'est ce que j'appelle le test des 3 passoires. la 1 passoire est celle de la vérité. As- tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai?
- Non j'en ai simplement entendu parler............
- Trés bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.
Essayons de filtrer autrement en utilisant une 2 passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est - ce quelque chose de bon?
- Ah non ! Au contraire.
- Donc , continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises chose sur lui et tu N'es même pas certain si elles sont vraies.Tu peux peut - être encore passer le test,car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est - il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?
- Non . Pas vraiment,
Alors, conclut socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni utile, ni bien, pourquoi vouloir me le dire? >
Maintenant, voyons le savoir et s'il s'oppose à la croyance.
Il y a une différence entre ce que l'on veut bien croire et ce que l'on sait.
l'opignon commune ne se préoccupe pas de la vérité.Schopenhauer dit que c'est d'abord l'opignon de quelques hommes auxquels on fait la politesse de croire qu'ils l'ont examinée à fond et il ajoute: <Désormais, le petit nombre de ceux qui sont doués de sens critique sont forcés de se taire ; et ceux qui ont droit à la parole sont ceux qui, totalement incapables de se former des opignons propres et un jugement propre, ne se font que l'écho des opignons d'autrui: Ils n'en sont que plus ardents et plus intolérants à les défendre.
Carce qu'ils détestent chez celui qui pense autrement, ce n'est pas tant l'opignon différente qu'il affirme, mais l'outrecuidance de vouloir juger par lui - même.>
Peu sont ceux qui peuvent penser par rapport à l'ensemble des humains, Mais tous veulent avoir des opignons. Que leur reste -t-il d'autre sinon de les emprunter à autrui, au lieu de se former eux- mêmes?
C'est, je crois, la paresse intellectuelle qui favorise l'opignon commune et elle constitue un obstacle à la recherche de la vérité.
C'est le philosophe Alain (1868-1951) qui conseillait d'éviter les préjugés, de se méfier des opignons communes et des idées toutes faites;
POur cela, il faut travailler en prise direct sur le monde humain tel que nous le voyons et non à partir d'un sys téme théorique éloigné de la réalité.
texte.de Eric Roux. Président de < Liberté-Philo>. en seine saint denis Rosny - Sous- Bois