VIOLENCE CONTRE LES FEMMES . NE PLUS avoir HONTE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Colette WOLFF, amnesty internationnal

Montfermeil, le 26 novembre 2007

Violences contre les femmes
Cette réunion est organisée par le Conseil Général.

Comme je suis arrivée en retard : (½ h à tourner dans les Bosquets pour trouver le Centre Moulin Sarts dans la Rue Corot), je ne peux vous donner le nom des intervenantes officielles et celles représentant les services municipaux.

M. Lemoine, Maire de Montfermeil a fait une brève apparition et une brève allocution pour nous remercier d'être si nombreux dans cette salle (il y a peu d'hommes).
Il nous dit être malheureux que ces violences existent, mais qu'il est heureux de constater que beaucoup de partenaires s'intéressent à ce sujet.

Sur une cinquantaine de personnes présentes, avec une majorité de femmes portant un voile et quelques unes ont besoin d'une interprète. Ceci n'est pas un jugement, au contraire, je trouve qu'elles ont eu le courage de venir s'informer.

Les autres femmes sont là pour témoigner : soit en tant qu'assistantes sociales, sage-femme libérale, institutrice à la retraite ou encore une ancienne infirmière scolaire qui n'est plus en exercice.
Une seule témoigne de son combat de femme battue qui s'en est sortie et qui a encore besoin de soutien (exemple, son petit garçon était au centre de loisirs, s'est blessé légèrement. Son père est venu le chercher ce jour-là et a immédiatement fait constater que sa mère le maltraitait. Elle a dû se battre pour faire reconnaître aux responsables de ce Centre de Loisirs que cet incident avait eu lieu sur place).

L'animatrice a rappelé que le 25 novembre est la journée Internationale de la violence faite aux femmes, mais que le Conseil Général n'a pas attendu cette journée pour se préoccuper de ce problème. En effet, ce même Conseil Général est un observatoire sur les violences faites aux femmes.

Une Enquête nationale sur la délinquance montre que sur 130 000 femmes ayant subi des viols, 8,8 % seulement ont porté plainte
Dans le département (93) une enquête, sous forme d'entretiens a été menée auprès de 1 600 jeunes filles dont la moyenne d'âge est d'environ 21 ans.
Les 2/3 avaient parlé avant l'enquête.
23 % ont subi des violences telles que attouchements par exemple
Les 2/3 des auteurs les plus violents sont des adultes proches des victimes (à l'intérieur des familles.
Il faut entendre ces jeunes filles le plus tôt possible. Les 2/3 ont des relations amoureuses mais ne parlent pas d'amour, cela veut dire qu'elles sont forcées donc on peut parler de viol.
29 % se plaignent de harcèlement sexuel par celui dont elles sont amoureuses.
Au-delà de 16 ans et même 18 ans elles reçoivent des gifles.
Dans la rue 64 % ont été suivies, interpellées, sans parler des exhibitionnistes.
Quand ces jeunes filles travaillent il y a harcèlement sexuel notamment quant elle sont dans la restauration : propos déplacés, attouchements, les employeurs ne réagissent pas : le client est roi.

Ces entretiens montrent que ces actes ont des répercussions sur la santé : Ces jeunes filles ne se sentent pas bien dans leur corps.
15 % des victimes, avant 16 ans sont mal dans leur peau (mal de tête par exemple) par manque de compréhension de leur entourage d'où manque d'aide.
Une sur deux est dépressive
Une sur trois (34 %) a fait une tentative de suicide.
A cause de ce mal être il y a un phénomène de reproduction : elle va se remettre dans des situations de violences.

Enquête réalisée auprès de garçons montrent que: lorsqu'ils ont été témoins de violences conjugales, ils reproduisent ce phénomène.
Plus vite on traitera ces phénomènes, plus vite on aura des résultats.

Il y a 800 femmes en errance (je suppose que cela concerne le département).
Quand on est sans travail, sans logement, sans papiers, on cumule les risques de violences.
L'animatrice dit : « Le Département 93 est pilote dans la détection des violences contre les femmes depuis 1986.
(Je pensais aux personnes étrangères présentes qui peut-être, comme moi, devaient en avoir assez de tous ces chiffres)
Je me présente : Amnesty International, responsable du dossier violences contre les femmes au sein d'un groupe local.
Je pose donc la question un brin provoc. «Vous avez des solutions à proposer ? »
L'animatrice sourit : elle a compris qu'elle doit passer à la vitesse supérieure et répond : « non, sinon ça se saurait ».
Elle poursuit : Le 30 novembre prochain, nous allons réunir des garçons et des filles de 10 établissements scolaires pour qu'ils proposent des solutions.
D'autre part, dans les Etablissements scolaires (du 93) nous allons travailler avec les parents, les instituteurs et l'inspection académique pour essayer de faire le point et dégager des propositions.

Lorsqu'une situation difficile apparaît, les parents doivent prendre la parole.

Une mère de famille : «Si un enfant a eu des problèmes et qu'il a fait l'objet d'un rapport auprès du Juge aux Affaires Familiales, ce rapport devrait être communiqué aux intervenants
rencontrant des difficultés avec cet enfant.
(un brouhaha s'en est suivi pour manifester le désaccord de l'assistance).

Proposition : Faire de la prévention sous forme d'enquêtes les instituteurs et les parents en accord avec l'Inspection Académique.

Les parents doivent prendre la parole pour exposer leurs problèmes.

Si un enfant a des problèmes et qu'un dossier a été constitué, il faudrait que ce dossier soit porté à la connaissance de ceux qui interviennent auprès de cet enfant. ( infirmière scolaire, assistante sociale, médecin scolaire, etc...).

Il faut avoir à l'esprit que si l'enfant ne va pas bien, c'est peut-être parce que la famille ne va pas bien. (Les violences faites à la mère doivent être prises en compte pour savoir pourquoi l'enfant va mal)

Un père de famille intervient pour dire qu'il faut dénoncer les faits de violences et qu'il faudrait un endroit pour le faire.

12 communes sont concernées par des enquêtes de ce genre.

Systématiser la protection de l'enfant, former des professionnels pour recueillir la parole des enfants et celles des femmes.
Aujourd'hui : que fait-on de la parole des femmes qui subissent des violences ?

Nouvelle intervention de cette mère de famille qui a subi des violences pour dire qu'il ne faut pas avoir honte d'avoir été maltraitée et d'avoir fait des démarches auprès du juges aux Affaires Familiales. Elle reconnaît qu'elle est favorisée parce qu'elle a les moyens de s'exprimer, c'est pour montrer que d'autres pourraient le faire.

Le médecin scolaire au courant des faits de violences dans une famille doit garder le secret professionnel mais il doit agir en conséquence.

L'infirmière scolaire qui recueille la parole des enfants sur les difficultés dans des familles, qui doit-elle mettre au courant ?

Dans certaines villes des femmes seules avec des enfants sont dans des centres d'hébergement..

Depuis 2005 une convention a été signée prévoyant que chaque ville devra mettre un appartement à la disposition de ces personnes (afin de libérer ces centres d'hébergement).
Depuis 2005 40 villes sont concernées par cette convention. 12 communes ont signé cette convention.

Différentes actions sont mises en place à Montfermeil.
- Accueil pour enfants
- Permanence du Planning familial et des PMI qui accompagnent les femmes qui ont
subi des violences.
- Permanences du CIDF (Centre d'Informations des Droits des Femmes)
- Juristes

Un sage femme libérale (de Montfermeil) intervient pour exprimer sa solitude et son manque de moyens concrets pour aider des patientes en difficultés. Elle ne sait à qui s'adresser.
Quand elle arrive à contacter certains services qui sont sensés pouvoir l'aider, elle n'a pas de retour.

Certaines villes du département ont mis en relation les professionnels libéraux et les associations pour venir en aide à ces femmes en difficultés.

Chaque année un repas a lieu pour réunir les professionnels de santé et les hôpitaux.

Une intervenante venant de Barcelone, dit rencontrer les même problèmes évoqués ici :
Les femmes ont peur de parler en public de leurs difficultés,
Elle mentionne l'existence d'association de voisins.
La loi espagnole tient compte des problèmes d'information.
Il faut connaître ses droits.
Après avoir remercié chaleureusement les différents intervenants de leur présence et notamment A.I., il y a eu un spectacle interprété par un groupe de trois jeunes femmes sur le thème de la violence subie par les femmes. Elles s'accompagnent d'une guitare et d'un instrument à percussion. Puis elles terminent par un dialogue avec l'assistance.
Les organisatrices ont offert, aux personnes présentes des rafraîchissements et des gâteaux secs.
J'ai pu m'entretenir avec quelques personnes au sujet de l'activité de notre groupe, notamment une jeune femme qui travaille dans la police : elle est en contact avec des jeunes (du quartier des Bosquets dans lequel s'est déroulée cette rencontre).Elle fait partie de ce qu'on appellerait la police de proximité. Elle dit ne pas rencontrer de difficultés particulières.
Cette intervention va avoir lieu dans tout le 93.


Ce petit groupe s'appelle Décid'elles


A ma demande, elles ont accepté de venir reproduire ce petit spectacle au cas où nous ferions une intervention sur les violences à l'encontre des femmes.: Il faudra les avertir minimum un mois à l'avance. (Ce sont des bénévoles).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 03 décembre 2007 17:08

Modifié le mercredi 12 décembre 2007 07:14

Toujours le salon du mariage orientale c7 nous!!!!!!

Toujours le salon du mariage orientale  c7 nous!!!!!!

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 16:20

Modifié le mercredi 04 juin 2008 09:46

Le premier salon du mariage orientale à montreuil avec Beelinda et ses élèves

Le premier salon du mariage orientale à montreuil  avec Beelinda et ses élèves
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 16:00

Modifié le vendredi 30 novembre 2007 16:16

dans une scène de voile

dans une scène de voile

# Posté le mardi 27 novembre 2007 18:40